Parenthèse… janvier 31, 2007
Plusieurs le savent déjà, je vais pas bien, pas bien du tout même, depuis quelques jours, quelques semaines, quelques mois même je dirais. J’ai pas vraiment le goût d’en parler “en direct”, mais je dois à mes amies un petit signe de vie…
Je suis pas suicidaire, j’ai mal point. Un mal-être de maman. De mes aptitudes de maman. De ma perception de moi en tant que maman.
Je suis fatiguée, à bout, morte, pétée, mourrue. Les troubles de sommeil de Bébélou ont atteint un sommet depuis que nous sommes ici. Je peux maintenant affirmer que je ne dors plus depuis notre arrivée. Quand je dis ne pas dormir, ce n’est pas au sens figuré, mais bien au sens propre du terme. Je ne dors plus, point. Les nuits sont infernales et remplies de crises et de pleurs. Et pas seulement de la part de Bébélou. Je joins souvent ma voix à la sienne. Je cris. Je n’en suis pas fière, ma patience est à moins six cent mille. Ma tête et mon coeur hurlent sans fin.
J’ai hâte de retrouver ma maison afin que Bébélou puisse réintégrer sa chambre, mais aussi et surtout, afin de pouvoir le faire garder. J’ai besoin d’air pour pouvoir retrouver mon sourire mais surtout ma patience envers mon fiston. J’ai perdu de vue le bonheur de m’occuper de mon Bébélou no matter what et ça m’atteint profondément. Je suis devenue la maman que je pointais autrefois du doigt…
Pour cette raison, je me questionne. Je me juge. En ce moment, je ne crois pas être la meilleure personne pour m’occuper de mon fils. Ne vous inquiétez pas, je ne l’ai jamais battu, frappé, attaché ou tapé. Mais je ne suis plus capable d’être la maman douce et aimante en tout temps. Je crois donc que je vais retourner travailler. J’attends notre retour pour prendre une décision.
Je suis donc en remise en question. Je m’avoue vaincue. Je ne suis pas capable d’inculquer une bonne hygiène de sommeil à mon fils, pas capable de le sevrer, pas capable de lui montrer à gérer ses crises. Je m’incline bien bas devant mes amies que je considère comme des mamans extraordinaires. Je n’ai définitivement pas ce talent.
Je n’ai rien d’autre à ajouter en ce moment outre que je vais m’en sortir. Un jour. Sachez que j’ai lu tous vos petits mots et que je sais que je peux compter sur vous. Mais en ce moment, je suis juste trop déçue et j’ai juste trop honte de moi pour être capable de vous répondre, de vous parler, de vous faire signe. C’est pourquoi je bloque les commentaires pour ce billet. Désolée.






























